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Mathilde Clément

Web Designer chez Nuxe

Mastère Web Design

Qu’est-ce qui vous a amené à l’ECV Digital ?

Dans un premier temps j’ai fait l’ECV, j’ai commencé à l’ECV Provence pendant 3 ans et fini mon master à Paris. En 2014, j’ai été diplômée de l’ECV Paris avec mention au titre de Directeur Artistique. Je me suis donc lancée en freelance pendant un an, en statut auto-entrepreneur et en cherchant du travail je me suis rendu compte que le marché était quand même relativement fermé, surtout à Paris. Je manquais de compétences dans le digital et la plupart des agences me demandaient des travaux de webdesign. C’est à ce moment que je me suis dit qu’il fallait que je profite de mon âge, du fait que je sois encore jeune et tout juste sortie des études pour me perfectionner à ce niveau là, rajouter un bagage digital à la formation print que j’ai déjà.

De là, le choix de l’ECV Digital était un peu évident.

 

 

Pourquoi avoir choisi une formation en alternance plutôt qu’en initiale ?

Tout simplement parce que je trouvais que c’était la meilleure des solutions, pour une personne qui cherche à devenir professionnelle. Je suis en quelque sorte en bac+6 , je ne suis vraiment plus là pour être en stage ou étudiante. Je veux commencer à gagner ma vie et avoir un statut de salarié donc l’alternance pour moi c’était le meilleur combo : associer ce qui me manquait en terme de formation avec l’expérience en entreprise, dans le but décrocher un contrat plus stable.

 

 

Comment se sont déroulées vos recherches de contrat ?

J’ai rencontré le responsable des relations entreprises de l’école, et je l’ai autorisé à postuler en mon nom pour des agences qui pourrait être intéressées par mon profil. J’ai alors eu un premier entretien avec l’agence Dragon Rouge, rencontré via l’ECV Digital. Ils ne cherchaient pas d’alternant mais j’ai voulu leur créer le besoin d’une personne pour le digital. J’ai ensuite reçu un mail du laboratoire NUXE qui voulait me rencontre. Après cela j’ai passé deux entretiens avec la RH et le DA qui étaient bien différents de ceux passés en agence, un entretien chez l’annonceur c’était une première pour moi (un entretien avec un graphiste n’a rien à voir avec un entretien avec une RH !). Pendant 3 mois à peu près j’étais face à un dilemme et le refus de Dragon Rouge pour un contrat de professionnalisation a débloqué la situation.

 

 

Cela correspond-il à ce que vous recherchiez, en terme de structure et de missions ?  

À la base non car je souhaitais travailler en agence pour pouvoir bosser sur divers projets d’un point de vue graphique et avec de multiples clients et non sur un seul sujet. Je me suis ensuite dit qu’en fin de compte en travaillant pour l’annonceur et en plus pour une entreprise aussi renommée que NUXE, je serais vraiment sur la partie digitale car intégrée dans le département digital et que j’apprendrais plus.

Je suis finalement très contente de l’entreprise dans laquelle je me trouve et également le simple fait d’être chez l’annonceur car je trouve que c’est quelque chose de très formateur pour un graphiste.

 

 

L’intégration en entreprise a-t-elle été rapide ? Vous sentez-vous à l’aise aujourd’hui ?

Ils ont été au top ! L’entretien avec mon tuteur avait été clair et très honnête, j’avais d’emblé indiqué ma volonté de vouloir être considérée comme une vraie salariée et non une stagiaire, et que j’étais vraiment dans une optique de perfectionnement. A partir de là, ils ont dû comprendre quel personnage ils avaient en face et ca se passe très bien. L’ensemble des gens fait très attention à moi.

 

Comment gérez-vous ce rythme hebdomadaire et ce double statut d’étudiant-salarié ?

Au niveau de la charge de travail c’est assez lourd, surtout si on y ajoute mes missions de freelance. Il n’est plus possible pour moi de tenir un rythme comme celui ci, me coucher tous les jours à 2h. Quand je rentre du travail la semaine je suis très fatiguée, tout cela se répercute forcement sur le weekend. Je me vois désormais dans l’obligation d’arrêter ces missions de freelance que je faisais à coté, faute de temps, pour pouvoir me concentrer sur ma formation et mon travail.

Il est vrai tout de même que c’est une question d’organisation.

 

 

Le rythme 4/5ème vous convient-il ?

Il me convient très bien, étant donné mon parcours, c’est le bon équilibre. Même si l’école est aussi professionnalisante, il y a tout même un coté scolaire. D’un autre coté le fait d’être coupé de l’entreprise une fois par semaine permet aussi de découvrir d’autres univers avec les différents cours que nous avons et notamment les masterclass qui nous montrent d’autres horizons du digital.

Mathilde Clément – @Mathildeclment2