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Exposition Art Numérique à l’ECV Digital Paris

Les étudiants de 5ème année – Mastère Web Design de l’ECV Digital Paris ont présenté leurs travaux de fin d’études à l’occasion de l’exposition Art Numérique qui s’est tenue dans les locaux de l’école, le 17 mai dernier.
Cet événement ouvert au public laissait la possibilité de découvrir une vingtaine d’œuvres numériques, interactives et sensorielles. Toutes innovantes et insolites ces dernières étaient assurément très créatives.

 

En voici une sélection :

 

De l’organique au numérique :

 

Imaginez-vous évoluer au milieu de plantes vertes avec une musique relaxante en fond… Vous êtes en train de visualiser le décor de l’atelier d’Edouard, étudiant à l’ECV Digital Paris.
Il nous livre son témoignage :

 

« A l’aide d’un arduino relié à un logiciel, il est possible de capter l’intensité du toucher sur la plante et la retranscrire en différentes tonalités qui viendront faire varier légèrement la musique d’ambiance. La plante devient tactile grâce aux différents éléments présents dans la terre.
En créant ce projet, j’ai voulu montrer le lien subtil qui existe entre la plante et l’être humain. J’ai voulu sublimer la nature à l’aide de la technologie.»

 

 

Faisons un détour du côté du poil…

 

Trop souvent stigmatisé dans les médias, esthétiquement laid et rejeté, Laure, étudiante en 5ème année – Mastère Web Design a créé son projet autour de cette thématique. Elle connecte ainsi subtilement l’univers organique à celui du numérique et contourne artistiquement la vision transhumaniste que la société impose aux poils.

 

Elle nous parle de son projet :

 

« La société d’aujourd’hui voit le poil come une gène. On veut se transformer, devenir imberbe est un idéal. Le poil influence notre existence. Ce détail physique offre un rapport à l’image de soi complexe. Personnellement, je les vois comme quelque chose de beau. Il y a du motif, de la texture. Le poil offre un potentiel créatif immense. C’est vraiment dommage qu’il soit perçu comme quelque chose de laid. J’ai voulu le mettre en valeur à travers l’édition, grâce à la conception d’un petit livret qui retrace ses origines. J’ai aussi voulu valoriser l’image du poil en le présentant de façon esthétique à l’écran grâce à une animation 3D projetée que j’ai dessiné. On y voit les poils se mouvoir délicatement, harmonieusement… notre perception change. Organique et numérique ne forme plus qu’un. »

 

 

 

L’homme et la machine :

 

Florian contrôle son drone sans télécommande, avec ses mains. Il voulait pouvoir le contrôler aussi naturellement que possible. Fortement inspiré par le film Divergente, pour réussir cet exploit, il a équipé un support de capteurs infrarouges capables de reconnaître ses mains et interpréter ses mouvements auprès du drone.

 

Il revient sur cette expérience :

 

« J’ai réussi à créer une connexion transhumaniste. La gestuelle humaine et le mouvement du drone ne font plus qu’un. L’homme n’a plus besoin d’intermédiaire (une télécommande) pour avoir une emprise sur la machine.
Je peux contrôler mon drone sur une portée de 50m. Il m’a fallu réaliser de nombreux tests pour calibrer la réactivité et améliorer son contrôle. »

 

 

Un nouvel atelier s’offre à notre regard…

 

Que sa forme soit physique ou philosophique, l’existence d’un homme est éphémère à l’échelle de la terre. Une trace laissée peut justifier d’une existence mais ne sera qu’un conte dépeint par un autre… En quelques mots, l’expérience que nous propose de vivre Christopher.
L’essence de la photo, un témoin de l’existence d’un objet, d’un être…

 

« J’ai voulu jouer sur l’effet de persistance retienne. L’ordinateur va prendre une série de d’images qui va capturer l’essence d’une personne. A intervalle régulier, un flash apparaît. Ce dernier a une valeur de « reset ». Synonyme de fin ou de mort, cette image de nous à l’écran, pas totalement nette, ni totalement flou… Cette représentation est là pour nous rappeler notre caractère éphémère. Le globe que l’on peut voir à l’écran permet de s’ancrer à la réalité du moment.
La machine permet à l’homme, à l’objet de persister dans le temps au-delà de sa propre existence physique. » Témoigne Christopher.

 

« Cette exposition d’Art Numérique à l’ECV Digital Paris a été l’occasion pour nos étudiants de se montrer créatifs, de donner du sens, expérimenter et explorer de nouvelles pistes créatives. » témoigne Alexia Moity Directrice de l’ECV Digital Paris.

 

L’expo Art Numérique de l’ECV Digital Paris vous donne désormais rendez-vous chaque année pour découvrir les travaux de fin d’études de nos étudiants en 5ème année – Mastère Web Design.

 

Rendez-vous en 2018 ?

 

Retrouvez toutes les photos de l’Exposition Art Numérique sur la page Facebook ECV Digital Paris