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Le journalisme bouleversé !

Éplucher les médias, créer une veille détaillée, écrire et raturer, interviewer… Le métier de journaliste explore divers terrains depuis longtemps, qu’on le retrouve sur nos écrans ou dans la presse. Il fait cependant aujourd’hui l’objet d’une évolution forcément digitalisée. Courtes prises de position sur twitter, changement de médias, diversification… le journalisme change au rythme de notre société où l’information est omniprésente.

Konbini

Vous avez dit carte de presse ?

Comme le dit PP Garcia, Jounaliste depuis 20 ans et Youtubeur spécialisé en High-Tech, dans sa conférence sur le journalisme 2.0 “Aujourd’hui tout le monde peut couvrir l’actualité, avec un smartphone et une simple connexion, tout le monde peut avertir de ce qui fera demain la une”. Cette facilité à fabriquer les news montre forcément son lot de mauvais points.

 

Elle est d’abord très controversée avec la visibilité des fake news sur les réseaux sociaux (accentué depuis les élections américaines de l’an passé notamment). Les Géants comme Facebook se penchent fortement sur la question et offrent la possibilité à tout lecteur de participer à un sondage et ainsi permettre de détecter le vrai du faux des actualités de leur feed.

 

De plus, les nouveaux médias, principalement Youtube, font vivre leurs créateurs de contenus essentiellement par la publicité et par les partenariats avec des marques. Or il est impossible déontologiquement de créer du contenu sponsorisé par une marque pour un journaliste qui souhaite exercer son métier sur Youtube. Il est nécessaire de rester objectif en parlant à sa communauté de produits ou de projets. Mais il est difficile d’allier journalisme et influence quand on gagne en notoriété et que les revenus publicitaires sont maigres.

 

Rivalité des médias

Toujours sur les contrats publicitaires, en janvier dernier, la guerre était déclarée entre les médias traditionnels et ceux qui cherchent à révolutionner le journalisme. Quentin Girard à Libération publiait un article cinglant sur Hugo Clément et son idée du journalisme, passé de Quotidien (TMC) au lancement récent de Konbini News. Il pointait du doigt notamment le recours à des contenus sponsorisés sur le site de Konbini avec Coca-Cola ou encore Netflix.

 

 

Pourtant, les tweets étaient unanimes à la suite de la publication de cet article : tous défendait la nouveauté face aux médias que les nouvelles générations fuient doucement.

 

 

Jounaliste_PP_garcia

 

Konbini, c’est ce même média qui publiait sur Facebook en décembre dernier un reportage important sur les sauveteurs de migrants. Suivi par plus de 3 millions de personnes sur ce même réseau social, il est omniprésent dans les feeds des millenials, intéressés par la politique, par les actualités insolites ou par les interviews rapides de leurs rappeurs préférés. Mixant divertissement et sujets sensibles, il s’impose aujourd’hui comme un véritable média web important, avec sa propre vision du journalisme.

 

 

Alors le journalisme traditionnel est-il mort ?

 

Pour PP Garcia, venu lui des médias comme Canal+ ou BFM, il n’y a pas de doute “on ne peut plus se permettre de faire du journalisme où les gens consomment l’information et n’ont aucun contact avec ceux qui la transmettent”. Selon lui, il est indispensable d’échanger avec son public et sa communauté. Youtube le permet à merveille au sein des commentaires et sur les réseaux sociaux. Le Journalisme 2.0 est dans l’échange.

 

Masterclass

 

Article de Amandine Loiseleur – Étudiante en 3ème année – Bachelor chef de projet digital suite à la Masterclass de PP Garcia sur le journalisme 2.0.