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La disruption digitale au service des entreprises

La disruption digitale, ça vous parle ? Dans le cadre d’une intervention de Bertrand Petit, Président fondateur d’Innocherche, à l’ECV Digital nous avons abordé ce sujet. Au travers de son livre “La disruption digitale expliquée aux directions générales”, l’auteur souhaite aider les dirigeants dans leur management de l’innovation et bousculer les entreprises et leurs business models parfois dépassés.

Mais en fait, la disruption, c’est quoi ?

Disruption et innovation technologique sont intimement liées. L’innovation se caractérise par la rencontre d’une invention, d’une idée, en un produit qui rencontre son marché. L’objectif est de fournir aux consommateurs un service nouveau ou amélioré. La disruption, quant à elle, se caractérise par l’ouverture d’un marché au plus grand nombre par la création de nouveaux usages. La disruption est un facteur d’accélérateur de croissance, elle fait et défait les industries.

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extrait de http://www.frugaldad.com/the-great-disruption-the-future-of-personal-tech-infographic/

 

La disruption digitale bouscule la “vieille” économie

Traditionnellement, l’innovation servait à aider les entreprises à devenir plus productive. Aujourd’hui une nouvelle ère portée par le numérique remet en cause les anciens modèles économiques. Les jeunes entrepreneurs issus de la génération Y utilisent l’innovation afin de “désintermédier” les services. Uber, Airbnb et Blablacar sont autant d’exemples qui s’adressent directement aux particuliers sans faire appel à aucun intermédiaire. Contrairement aux entreprises traditionnelles, les startups peuvent se permettre de prendre des risques puisque cela fait partie du modèle.

 

« L’ubérisation, c’est l’idée qu’on se réveille soudainement en découvrant que son métier traditionnel a disparu. »

Maurice Lévy, patron de Publicis

 

La protection de l’innovation a-t-elle encore sa place ?

Les entreprises traditionnelles avaient pour habitude de breveter toutes leurs innovations. Aujourd’hui, la propriété intellectuelle perd de son sens. En effet, pour les entreprises, cette protection fait souvent référence à des années de “répit” face à leurs concurrents. A partir de ce constat il est  facile de s’endormir sur ses lauriers, comme le démontre le cas Kodak.

 

« Il n’y a plus d’effort d’innovation, l’innovation devient un état constant et ceux qui ne l’ont pas encore compris vont disparaître. »

Jinni Rometty, CEO d’IBM

 

N’étant plus sous cette protection, les entreprises améliorent en permanence leurs produits et maintiennent leur avance. Les stratégies d’entreprises traditionnelles deviennent obsolètes face à cette ère digitale plus performante.

Le géant Facebook possède un laboratoire de Recherche & Développement à l’échelle de la planète, qui lui permet d’analyser toute la data liée à son activité et d’être en état permanent d’innovation.

 

L’open innovation reprend le principe informatique de l’open source et se caractérise par une connaissance que l’on partage et qui est accessible à tous. La différenciation ne s’effectue pas dans le fait de détenir l’innovation mais dans le fait de la mettre en oeuvre. Un facteur primordial rentre alors en compte : la data. Avec la récupération des données des utilisateurs sur les produits et services de l’entreprise, on peut facilement analyser l’expérience du consommateur et l’améliorer.

 

 

Pour aller plus loin :

 

@SoleneBerthet – étudiante Mastère UX

 

Skecthing_Corentin

Sketching réalisé par Corentin Letarnec – @Adelscore