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Quand les influenceurs donnent un coup de pouce aux marques

Depuis presque 3 ans, les Youtubeurs et blogueurs ont connu une réelle montée en puissance. Ils comptabilisent, pour les plus connus, entre 1 et 9 millions d’abonnés. Ce succès retentissant n’est pas sans intéresser les marques. Mais comment ces marques intègrent-elles ces influenceurs dans leur stratégie de communication ?

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Qui sont-ils ?

Blogueurs automobile, blogueuses mode, Youtubeuses beauté, YouTubeurs gamers… il en existe plusieurs dizaines. Ils n’ont pas de talent particulier, à part celui de savoir raconter leur vie ou partager leurs passions à des millions d’internautes. Plus ou moins connus du grand public, les jeunes eux, les connaissent très bien. Ils sont très présents sur le web et intéressent énormément les marques par leur capacité à atteindre leurs cibles.

 

Parmi les influenceurs les plus connus, on peut citer :

  • Cyprien, Youtubeur, bientôt à 10 millions d’abonnés
  • Norman, Youtubeur incontournable avec 8 millions d’abonnés
  • Squeezie, Youtubeur gamer avec 7 millions d’abonnés
  • EnjoyPhoenix, Youtubeuse lifestyle/beauté/mode qui compte plus de 2 600 000 abonnés
  • Caroline Receveur, blogueuse mode/lifestyle comptant 1,7 million d’abonnés sur Instagram

 

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Quelle marque pour quel influenceur ?

Chaque influenceur exerce dans un domaine en particulier. Les marques doivent donc être cohérentes avec la personnalité choisie ainsi qu’avec son audimat. Par exemple, Squeezie et EnjoyPhoenix ne pourraient pas collaborer pour la même marque, leurs publics ne correspondant pas.

 

Concrètement, quel contenu les influenceurs diffusent-ils pour les marques ? Nicolas Lanter, Président de l’agence Kindai, a répondu à cette question: “Tu as ton brief avec les objectifs de marque et les messages clés et, ensuite, c’est à voir au cas par cas avec chaque YouTubeur afin de voir comment il peut se réapproprier les messages. Puis, vient la phase de scénarios, d’échanges, et finalement de production du brand content et de la mise en ligne”.

 

Prenons par exemple, Caroline Receveur. L’ancienne candidate de Secret Story a prêté son image à la marque l’Oréal. Au début du mois d’octobre, elle a publié un post Instagram avec un nouveau produit de la marque. Aujourd’hui, cette photo a généré 80 700 likes sur le réseau social. Un second post a été publié le lendemain, où l’on voit un extrait d’un spot publicitaire de la marque avec Caroline Receveur. Cette séquence a été vues 229 000 fois. Ces deux posts ont précédé la soirée de lancement du produit en question à laquelle la blogueuse était également conviée.

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Ce partenariat a permis à l’Oréal de faire connaître son nouveau produit à l’audience de Caroline Receveur, toutes plateformes confondues (blog, Instagram, Facebook, Twitter, Snapchat).

Quelque soit l’influenceur choisi par la marque, celui-ci est toujours connecté à différents réseaux sociaux. De ce fait, les communautés touchées par ces partenariats sont multipliées.

 

Mais combien ça coûte ?

Evidemment, tout cela à un coût pour les marques. Il n’existe pas de grille tarifaire, même si, logiquement, plus l’influenceur aura d’abonnés, plus il coûtera cher. Selon Nicolas Lanter, “il y a de nombreux critères à prendre en compte : l’audience, le taux d’engagement sur les réseaux sociaux, la notoriété, la complexité de la production, etc. Ça dépend aussi du format : une vidéo brandée sur YouTube nécessitera plus d’investissement qu’un format plus court sur les autres réseaux sociaux.

 

Mais combien de temps tout cela durera ? Les influenceurs du web n’ont-ils pas intérêt à diversifier leur activité ? Avec son one man show, Norman est sûrement le premier à avoir compris que l’effet Youtubeurs peut s’arrêter aussi vite qu’il est apparu.

 

Camille Lalis – @LalisCamille

Inspiration: Masterclass de J-Link  : La starification du web et les influenceurs