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EXPOSITION ART NUMÉRIQUE À L’ECV DIGITAL BORDEAUX

Les étudiants de 5ème année – Mastère Web Design de l’ECV Digital Bordeaux ont présenté leurs travaux de fin d’études à l’occasion de l’exposition Art Numérique qui s’est tenue dans les locaux de l’école, le 1er juin.

 

Cet événement laissait la possibilité de découvrir les œuvres numériques, interactives et sensorielles de nos étudiants.

 

Durant huit mois, les étudiants de Mastère Web Design ont réfléchi, créé et produit des réalisations aussi technologiques que créatives, afin de proposer une exposition inédite.

 

Découvrez les différents projets de nos étudiants 

 

La Boite de pandore 2.0 

par Anaïs LABURTHE

 

« A l’ère du numérique, le mythe grec qui a donné naissance à l’expression « Boite de Pandore » peut s’apparenter au cyber harcèlement. Le concept de cette œuvre numérique est de faire vivre au spectateur le malaise et la détresse ressentie par les victimes de cyber-harcèlement. Plongé dans une salle noire, le visiteur sera soumis, par la vue et l’ouïe a un état de stress, à une situation qui dérange. Les créations visuelles reprendront les codes du harcèlement : l’insistance, l’oppression, la solitude, l’impuissance. L’anonymat et l’absence de face à face sont des caractéristiques propres au cyber-harcèlement qui mettent en évidence les dangers d’internet. Chaque internaute ayant laissé des traces sur le web peut devenir une victime de ce phénomène. Cette œuvre a pour but de sensibiliser les individus afin de mieux prévenir l’utilisation des réseaux sociaux, notamment chez les jeunes et leur entourage. »

 

Contact 

par Louise HAVARD

 

« La plupart des œuvres présentent un aspect seulement visuel et contemplatif, sans prendre en compte la notion d’interaction. Avec les nouvelles technologies et des moyens techniques de plus en plus poussées, de nombreux artiste explorent des possibilités novatrices. Le concept ici, est de vivre une expérience d’interaction avec une œuvre. C’est ce que propose le tableau blanc, qui réagit au contact du visiteur déclenchant ainsi des animations projetées sur la toile. Pour cela, il suffit de poser sa main sur des formes noires de la toile afin de les activer. Le design minimaliste permet de laisser places aux animations, qui peuvent être activées à plusieurs au même moment.»

 

Le coût des apparences 

par Aurélie LY

 

« Dans notre société de consommation, beaucoup d’entre nous accordons une grande importance aux apparences des produits que nous achetons, parfois, elles priment même sur la qualité. Les professionnels donnent alors une part primordiale à l’esthétique dans la conception des objets et des packagings pour nous séduire et nous pousser à l’achat, qui peut se trouver inutile. De plus, les designs et les produits phares changent en fonction des modes, la demande est ainsi éphémère et évolue rapidement. Consommons-nous l’image et les tendances plutôt que l’objet et son utilisé première ? Avec l’avancée numérique et l’augmentation d’adeptes à l’achat en ligne, où seule l’apparence nous est accessible, nous entrons au cœur de ce phénomène d’un œil critique. »

 

Dé-nuée 

 

par Margot MADRANGES

 

« Le point de départ de cette œuvre expérimentale est un essai philosophique, nommé « dans la nué – Réflexions sur le numérique » 2015, par le professeur allemand et coréen Byung-Chul Han. Il est question des conséquences de l’omniprésence digitale dans nos quotidiens. La démultiplication excessive de l’information est le thème principal que reprend ce projet. Pouvoir aujourd’hui, la trouver massivement relayée, par de nombreux médias et appareils, fait qu’on en perd progressivement la qualité, le sens, et jusqu’à la clarté du message véhiculé. On s’éloigne de plus en plus de la réalité alors que l’information est de plus en plus disponible, répétée, mise en abîme jusqu’à l’absurdité… »

 

La désillusion du paradis 

par Emilie ROBIN

 

« Quelle est la vérité derrière ces corps aux bronzages parfaits, ces couleurs dans le ciel semblant inaccessibles ? une vérité à 59$. Le mensonge a un prix, il est monétisé, c’est un commerce florissant pour ces hommes et femmes qui prétendent que leurs vies sont parfaites, que leurs bronzages sont magnifiquement dorés, que les paysages qu’ils voient explosent de rose dans le ciel, de bleu turquoise dans l’eau et de sable blanc. Cette hypocrisie rend la vie bien morne et triste pour le commun des mortels, bien naïfs derrière leurs écrans de téléphones. Ils espèrent plus que tout pouvoir un jour ressembler à ces images artificielles, faire partie de cette mise en scène pour quitter leur vie vers cet ersatz paradisiaque. Mais la désillusion du paradis peut être brutale. »

 

La ville sans fin 

par Sophie LIADOS

 

« Cette installation vidéo présente une dystopie qui interroge le développement de la ville contemporaine et ses possibles dérives. La recherche de performances, via l’optimisation de l’espace urbain, peut entrainer des paysages impersonnels et uniformisés. Sommes-nous à l’avenir condamné à vivre dans une ville générique et fonctionnelle, sans caractère ni identité propre ? Dans cette installation, la ville se déploie en un assemblage de vidéos modulaires. L’espace urbain est représenté par une succession de formes géométriques. La multiplication des motifs et les variations d’échelles génèrent une étendue urbaine uniforme et symétrique, sans aspérités. Les vidéos suggèrent également une ville sans limite, pouvant s’étendre à l’infini.»

 

Chapelle 2.0 

 

par Julien KUENTZ

 

« Nos smartphones, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies en général, sont devenus de vrais objets de dévotion et font désormais partie intégrante de nos vies. A tel point qu’il nous est difficile d’envisager notre quotidien sans eux. Cette véritable dépendance à nos téléphones s’apparente presque à une religion qui ne cesse de se répandre et de conquérir de nouveaux adeptes tous les jours de plus en plus jeunes et dévots. Un lieu existe. Bienvenue dans cette chapelle 2.0, lieu de pèlerinage qui célèbre les nouvelles technologies.»

 

 

Projection virtuelle 


par Johanna BAUMANN

 

« Imaginez un endroit où il est possible de voyager à travers différents univers en quelques secondes ! Un minéral, une pierre précieuse, un île glaciale, une planète futuriste, une astéroïde perdu… à la forme prismatique qui à première vue paraît neutre et inanimée. Pourtant, à partir d’un seul et même lieu, au cours de ce voyage, vous découvrirez des mondes féériques, imaginaires, fantastiques. Cette expédition numérique devient possible grâce aux pixels qui génèrent l’animation des volumes. Leur projection modifie et personnalise à souhaite la lumière pour vous projeter dans le voyage de vos rêves».

 

 

Partir ou crier

 

par Ophélie LATOUILLE

 

« Ce court métrage interactif est destiné à vous confronter au harcèlement de rue, il va vous faire vivre une expérience dérangeante mais pourtant trop souvent vécue par les femmes. De nombreuses œuvres sous formes d’affichages ou vidéos dénoncent ce sujet, cette fois-ci vous aurez un rôle à jouer. Une fois rentré dans cette pièce, vous suivrez Camille, une étudiante de 24 ans qui s’apprête à passer une soirée entre amis. Saurez-vous faire les bons choix pour éviter le pire ? Saurez-vous faire les bons choix dans la rue si vous êtes victime ou spectateur de ce type d’agression ? »