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Escale & Startup Palace invités à la journée portes ouvertes de Nantes

Samedi 27 février, l’ECV Digital Nantes organisait une journée portes ouvertes. Les futurs étudiants ont pu rencontrer des intervenants professionnels et échanger avec des étudiants de l’ECV Digital Paris. Mathieu Le Gac, fondateur de l’agence Escale et co-fondateur de l’incubateur Startup Palace, était, à cette occasion, invité pour présenter l’environnement numérique nantais et les débouchés possibles dans le web. Entretien avec cet acteur incontournable du web à Nantes :

 

 

Vous avez créé l’agence Escale et Startup Palace, qu’est-ce donc ?

 

« Il y a 6 ans j’ai fondé Escale, une agence d’innovation web. C’est une société de développement de site et de plateforme-web à fortes valeurs ajoutées. Nous accompagnons nos clients sur  la phase conception-audit puis sur la phase ergonomie-design en intégrant, bien entendu, la partie développement. Quand un client ou un porteur de projet vient nous voir nous mettons tout en oeuvre pour qu’il puisse atteindre ces objectifs stratégiques. Escales a pour clients des entreprises françaises qui ont parfois un très fort encrage local comme Manitou, leader dans le domaine de la manutention, et qui emploie plus de 3000 salariés. De l’autre côté, je suis co-fondateur de Startup Palace. C’est un espace de 1000 m2, dédié aux entrepreneurs du web, en plein centre ville de Nantes. Le lieu a ouvert en septembre dernier. Aujourd’hui une vingtaine de start-ups cohabitent. L’idée du projet est l’open Innovation, c’est à dire de créer du lien entre les start-ups et les grands groupes. Ces derniers accélèrent ainsi leur processus d’innovation et de sensibilisation au digital. Les start-ups, elles, trouvent dans ces grands groupes leurs premiers clients. Au fond, Startup Palace est un agitateur d’échanges. »

 

 

Pouvez-vous préciser la définition d’une start-up ?

 

« Il s’agit d’une société qui recherche un modèle économique. L’équilibre ne tient que par le bon vouloir d’un investisseur. Il existe un terme pour définir les “start-ups” qui jouissent déjà d’une rentabilité. Je pense au Boncoin par exemple. On les appelle des scale-ups. A Nantes, Lengow fait désormais partie de cette catégorie. »

 

 

La formation aux métiers du numérique est-elle devenu une nécessité ?

 

« Je fais partie des personnes intimement convaincues que l’enseignement du numérique est un pré-recquis. Cela permettrait aux jeunes d’être maître des outils qu’ils utilisent, de leur donner les clés de la réussite. Dans le cycle supérieur il existe depuis longtemps des écoles d’informatique. Pourquoi sur des métiers transversaux, comme le marketing ou la communication, il n’y aurait pas cette sensibilisation au digital. L’ECV Digital apporte clairement une réponse. »

 

 

Quel est le dynamisme numérique du territoire nantais ?

 

« A l’époque où Jean-Marc Ayrault était premier ministre, il avait cité Nantes comme la deuxième ville numérique en France après Paris. Quelques éléments appuient cette déclaration. D’abord il y existe un réseau des acteurs économiques extrêmement solide. Je pense à la Cantine Numérique ou à ADN Ouest qui fédèrent les acteurs du territoire. Côté scale-ups il y a de belles pépites qui recherchent des talents en permanence comme iAdvize. Il y a également de nombreuses agences web de qualité. Les grands groupes sont également présents : une grande partie de l’équipe de Voyages SNCF est implantée ici. Tout comme le pôle informatique de la banque populaire. Orange Business Services compte une quinzaine de sites dans la région. D’autres annonceurs de poids comme IKKS sont situés aux alentours de la métropole. Nantes gagne en confort de vie et attirera de plus en plus de sociétés. »