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Datalegreya : Quelles utilisations pour une police d’écriture contenant des données ?

Le studio Figs Lab a développé un projet démarré sur le mode de l’expérimentation en Open Type : Datalegreya. Cette police d’écriture « intelligente » permet aux caractères de changer en fonction des données saisies, pour former de petits schémas. A l’aide du code que nous pouvons ajouter, des courbes ou d’autres outils comme des flèches, des titres ou des échelles de mesures sont générés et se positionnent autour des mots écrits. Cette nouvelle font dynamique est basée sur la font Alegreya.

 

Ce projet permet de rendre les données visuelles esthétiquement avec des mots et des schémas, comme par exemple en donnant l’évolution de la température au cours de la journée, en mettant une courbe bougeant sur le mot Mardi avec des chiffres sur les côtés du mot et une échelle indiquant les valeurs minimale et maximale représentées.

 

 

La question à se poser à la vue de cette nouvelle technologie, comme à toutes les autres technologies, est : quelles utilisations va-t-elle avoir et que va-t-elle changer ?

 

Déjà, comme dit avant, elle sert à montrer des données sur un mot, ce qui en fait un très bon outil pour les diaporamas, présentations ou synthétisation de données. Mais comme les légendes autour du mot sont assez petites, il faut que le mot soit isolé et non au milieu d’une phrase. Il sera je pense peu efficace de faire des phrases avec cette police d’écriture : son intérêt premier est esthétique, via un visuel à la limite du graphique.

 

Son esthétique orientée schéma en fait donc un outil pour la présentation rapide et épurée, comme pour l’exemple de la météo ou les valeurs de caractéristiques de personnage d’un jeu vidéo ou les munitions qui lui restent entre ses différentes armes. Ce personnage est sûrement un guerrier (Force Constitution Dextérité Sagesse Intelligence Charisme)

 

 

Mais vous allez dire que ce genre de procédé peut déjà être réalisé graphiquement. En effet, on peut le faire si on demande à des graphistes de passer du temps à tracer les traits autour des différents caractères et d’ajouter les effets et cosmétiques autour.

 

Cette technologie servira donc certainement comme référence pour faire des visuels rapides et esthétiques de données pour les personnes non-graphistes, comme par exemple les youtubers ou les employés devant faire des présentations.

 

                                       

Paul Girardin – 4ème année – Mastère Développement Web